Raid d’Aubanel par Thierry

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Ce dimanche 27 avril, l’équipe des diables verts était composée de Michel, toujours prêt pour ce genre de périple, et de moi-même. Le raid d’Aubanel est organisé par une des nombreuses bases de canoës qu’on trouve dans les gorges de l’Hérault. Son organisation avait été arrêté quelques années à le suite d’un conflit avec la mairie locale (il parait que les raiders dégradaient le site), et il a repris l’an dernier.

Nos ambitions restaient modestes parce que ce raid ne comporte pas de CO, avec un enchainement de 9 km de trail, 28 de VTT, et 8 de canoë. Pour moi, entrer dans les 20 premiers suffisait largement à la vue des équipes engagées.

Le départ des 400 participants a été donné très tard, 11h30 au bord de l’Hérault,  sur un sentier trés étroit, ce qui a occasionné un ralentissement monstre. Le trail s’est fait sur un parcours que les anciens du Raid du Pic Saint Loup connaissent bien et qui nous a conduit jusqu’au Pont de l’Arc prés de St Martin de Londres. Les 3/4 du circuit se sont fait en montée sur des circuits caillouteux. Une bonne connaissance de la zone nous a permis de doubler des dizaines d’équipes puisque nous entrons dans le parc VTT en 13ème position.

Le circuit VTT était très roulant, et la plaque de rigueur. Nous en profitons pour doubler encore quelques équipes et nous placer dans les 10 premières. Nous rattrapons dans une descente nos amis de l’équipe mixte du team Lafuma Magalli et Anthony, et enfin le départ du canoë à Saint Beauzille.

La descente de l’Hérault va être superbe. Il y a de l’eau et du courant. Par moment, ça secoue bien dans les rapides et nous sommes trempés.

Nous finissons en 2h51, nous sommes 9 ème au scrath, 3ème en vétérans. Le contrat est bien rempli!!!

Raid “Les chemins du soleil” par Thierry

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Depuis quelques années, mon pote Michel et moi avions dans l’idée de participer à cette grande randonnée qui relie Valence à Gap. L’épreuve se fait en équipe de 2, esprit raid oblige.

Il y avait la possibilité randonnée en 3 jours et la course en 2 jours avec une épreuve de VTT de nuit. Pour la première fois nous avons choisi la sagesse de la rando avec tout de même 235 km et 8100 m de dénivelé positif. Avec un peu de recul, il est clair que c’était la bonne décision…

Première journée: Chabeuil - Chatillon en Diois.

Dés 8h00 nous sommes 400 à partir pour 87 km et 2800 m de positif à travers le Vercors. Première constatation, il y a énormément d’étrangers, belges, hollandais, allemands, anglais, espagnols, canadiens. Ils représentent à mons avis presque la moitié des courreurs. Les single tracks en montée sont terribles avec des files d’attente interminables à la moindre difficulté. En fait, seules les routes et les chemins forestiers nous offrent une réelle possibilité de lacher les watts. Les paysages sont magnifiques avec des gorges trés profondes et de l’eau partout. L’organisation de cette journée est parfaite. Les signaleurs sont partout (plus de 200 bénévoles) et 3 ravitaillements bienvenus pour alimenter les moteurs. Nous finissons la ballade en à peine plus de 7 heures.

Deuxième journée: Chatillon en Diois - Luz la Croix haute

Le départ se fait vers 7h30. Je suis interviewé par canal +. Le beau maillot orange du club a attiré les journalistes. Les organismes sont rapidement mis au courant du programme de la journée, ça monte tout le temps. On va ainsi faire en 60 km 2700 m de positif. C’est bien plus dur que la veille. Les montées les plus raides se font à pied, les descentes sur chemins ou en sentiers deviennent des compétitions de vitesse impressionnantes. Alors que tout allait bien, je chute dans une petite montée en glissant sur une racine. La sanction est immédiate. Je bascule dans la pente, ma gorge frappe la potence et mon genou droit les caillous. Tout a failli finir là. J’ai la base du cou qui devient bleue et un oeuf à coté de la rotule. Le fin de la journée me paraitra interminable. Je n’arrive plus à me mettre en danseuse et la douleur m’amène à envisager l’abandon. On finit tout de même le parcours au milieu des alpages, et aprés plusieurs cols dont certains encore enneigés, on arrive à Luz la Crois Haute. Malgré la chute, nous arrivons parmi les premiers de la rando en 6 heures. Il est bon de noter que les premiers de la course élite l’ont fait en 2 heures de moins. Mais il faut dire aussi qu’ils ont 87 km de moins que nous dans les jambes puisqu’ils n’ont attaqué que ce matin.

Le fait d’arriver en premier a des avantages, notamment de prendre une douche chaude. Les autres bénéficieront d’une douche glacée, excellente pour les muscles parait-il, mais dont je me suis volontiers passé.

Je finis par voir un médecin pour le genou. Il se demande encore comment j’ai pu arriver là, et me conseille d’être prudent pour le lendemain. Au pire c’est le ménisque, au mieux un gros coup. Quelques cachés pour la nuit me permettront de dormir.

J’en profite pour saluer les coureurs de la course élite qui se sont élancés vers 21h00pour prés de 50 bornes de VTT à la frontale avec traversée de torrent au programme. Que du plaisir!!!

Tous les gros team de raid étaient là, Quetchua, Lafuma, l’équipe championne du monde de VTT’O (francais SVP), etc.

Dernière journée: Luz la Crois Haute - Gap

Le circuit a été changé en dernière minute à cause de la neige. Il reste cependant à faire 75 km pour 2600 m de positif. Le genou va mieux, il est gonflé mais la douleur est moindre. Cette journée sera la plus ludique en terme de VTT. Les sentiers sont roulants et permettent de pédaler. Quelques belles descentes trés aériennes sont également au programme. La fatigue aidant, les équipes sont moins regroupées et il n’y a plus d’embouteillage monstre à la moindre difficulté. Nous dépassons plusieurs équipes qui ont fait la course. Les gars sont laminés par la fatigue. Ils n’avancent plus. Il est clair que l’enchainement de l’épreuve de nuit a laissé des traces redoutables. Nous arrivons à Gap en 6 heures. Il était temps parce que les cuisses répondent de moins en moins. C’était dur, trés dur par moment.

Conclusion:

C’est une trés belle épreuve de masse puisque nous étions 400 le premier jour puis 500 les 2 autres. L’organisation est parfaite et bien rodée, plus de 200 bénévoles, des pompiers, des docteurs, des masseuses(et oui), des ravitos à la hauteurs, et un transport des sacs persos par camions d’étape en étape.

C’est une épreuve d’endurance très dure et difficile. Il faut avoir une condition physique sans faille pour s’engager là-dessus. Attention également, ce n’est pas une épreuves de VTT pure. C’est un raid VTT, cela veut dire que les portages sont multiples et longs. C’est quasiment de l’escalade à certains passages.

Je garde un bon souvenir de cette épreuve même si ma saison a failli s’y terminer. Je la conseille à ceux qui ne rechigne pas devant la sueur et la douleur. Mais je le redis encore, il faut avoir une trés bonne préparation sous peine d’une grosse désilusion.

 

by Khelios
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